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Paru le 5 octobre 2018

Alexandra Stréliski est une pianiste montréalaise qui compose de la musique minimaliste et cinématographique, ou comme la présenterait le prestigieux magazine Billboard : « L’une des plus éminentes nouvelle star de la musique néo-classique ». Selon la section Noisey de Vice, ses mélodies sont « une alliance entre profondeur et fragilité, un portrait intime de la condition humaine. »

Depuis son plus jeune âge, Alexandra Stréliski est sensible aux musiciens romantiques comme Chopin, Rachmaninoff et Schumann, mais ce sont les compositeurs de musique de film comme Hans Zimmer, Philip Glass et John Williams qui deviennent rapidement de grandes influences pour elle. L’une des rares femmes compositrice du monde néo-classique, Stréliski lance sa carrière avec l’album Pianoscope en 2010. Produit de manière indépendante, ce premier opus atteint 15 millions d’écoutes en ligne et ses morceaux se retrouvent dans plusieurs films et téléséries. Le film oscarisé Dallas Buyers Club, du réalisateur Jean-Marc Vallée, fait même jouer sa musique lors de la cérémonie des Oscars 2014.

En 2018, Stréliski signe avec Secret City Records et lance son deuxième album INSCAPE. Avec plus de 110 millions d’écoutes dans le monde et 97 000 albums vendus au Canada seulement, son disque est un franc succès depuis sa sortie. Maintenant certifié platine au Canada, Alexandra Stréliski s’est méritée trois prix Félix au Québec, et « album de l’année » au Canadian Independent Music Awards, ainsi que trois nominations aux prix JUNOS, dont « album de l’année » en 2019-2020.

Le terme « Inscape » est une contraction de « inner et landscapes » (paysages intérieurs), mais fait aussi référence au concept de Gerald Manley Hopkins qui désigne la « qualité unique du soi ». Parfois utilisé en arts visuels pour exprimer le design intérieur d’un être humain, la démarche d’Alexandra Stréliski est de capturer l’essence de ce concept en musique.

« INSCAPE est un album très personnel » dit Stréliski, « Je l’ai composé dans une période de ma vie où beaucoup de choses que j’avais bâties jusqu’alors n’avaient plus de sens. J’étais à l’époque en dépression, en pleine séparation et en train de réorienter ma carrière. Je devais transformer beaucoup d’aspects de ma vie pour y retrouver l’harmonie et passer par de nombreux paysages intérieurs auxquels je ne voulais pas faire face. Cet album est pour moi une façon d’exprimer en musique la nature d’une transformation avec toute sa fragilité, ses vulnérabilités et ses imperfections. »

Bien qu’elle soit issue d’une formation académique en musique classique, Alexandra Stréliski ne s’embête pas avec les conventions et les étiquettes. Dans son désir de combler la présence d’un vide émotionnel universel et notre besoin collectif de calme, elle ramène ceux qui l’écoutent à une forme de sincérité perdue, à la maîtrise pure de l’expression d’une émotion par l’art avec les simples touches de son piano.