IAMWHATIAM (Tiga / MRD) (Remixes)
« Les projets de nouveaux remix sont ce que je préfère imaginer. C’est une façon de célébrer le morceau aux côtés d’artistes que l’on admire et que l’on respecte. J’ai très hâte que vous entendiez ce que cela donne » nous dit Tiga.
Figure légendaire de la scène électronique d’Europe centrale, DJ Hell plonge le morceau dans une atmosphère sombre et déstabilisante, faisant progressivement perdre ses repères à l’auditeur pour créer un véritable labyrinthe sonore dense et complexe. Tiga lui avait proposé de retravailler le morceau lors d’un déjeuner au Hard Rock Café, sur le Platzl. Après avoir accepté, les deux artistes se sont lancés dans une longue conversation, échangeant pendant plusieurs heures des anecdotes sur les débuts de l’électroclash.
Tiga a également fait appel à Tensal, dont le travail avec Exium et Komando Terrorismo Sonico côtoie une pratique personnelle axée sur une techno hypnotique et percutante ainsi que sur l’expérimentation analogique. Comme le résume Tiga avec son humour caractéristique : « Mais ce que vous ne pouviez absolument pas savoir jusqu’à maintenant, c’est qu’il est espagnol. » Sa nouvelle version fait grimper le tempo à 140 battements par minute, portée par des rythmes de transe païenne et une ligne de synthétiseur qui pourrait bien inspirer quelqu’un à programmer une façon de nous sortir de ce fichu panoptique numérique.
Enfin, The Dare propose sa propre relecture de « IAMWHATIAM », après avoir récemment signé une première nouvelle version du morceau. Le producteur et artiste new-yorkais s’est fait connaître en insufflant une nouvelle vie à l’esthétique décomplexée de la scène musicale des blogues des années 2000 dans la culture actuelle des clubs. Parmi ses réalisations figure notamment la production de « Guess » de Charli xcx. Selon les mots de Tiga, sa nouvelle version est « un morceau ravageur qui met le cerveau sur pause et transporte les jeunes auditeurs à une époque antérieure à la conception, vers cet état béni où l’esprit est libre, celui auquel nous retournerons tous un jour ». Il poursuit : « Mais d’ici là, il revient à leur génération de composer avec l’ensemble de l’histoire humaine — et cela comprend, bien évidemment, l’Indie Sleaze. »